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Renforcer le pouvoir d’agir des citoyens dans l’action publique locale

Contexte
Ce dossier a été réalisé par quatre étudiants de Sciences Po Grenoble en master Sciences de Gouvernement Comparées, à la demande de l’Institut de Recherche et débat sur la Gouvernance (IRG). Ce projet vise à identifier et analyser, au sein de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, des initiatives (citoyennes et institutionnelles) destinées à renforcer le pouvoir d’agir des citoyens les plus marginalisés dans le domaine du développement durable.

Sujet
Depuis le Sommet de la Terre de Rio notamment, le développement durable a été facteur de nombreuses réflexions et innovations en matière de gouvernance plus participative. Des initiatives, menées notamment en matière de concertation, se sont ainsi traduites par une implication plus étendue des acteurs de la société civile, auparavant exclus ou peu représentés dans les processus de décision.
Cependant, l’efficacité de ces processus en termes de changement de politiques est aujourd’hui questionnée, notamment face à l’urgence des défis à relever. En particulier, ces dispositifs de participation peinent à mobiliser les populations les plus éloignées des décisions publiques et les moins sensibilisées aux enjeux du développement durable. Comment, dès lors, renforcer le pouvoir d’agir et la participation de ces populations ? 

Synthèse
Ce dossier souligne la diversité des initiatives mises en œuvre sur le territoire, aussi bien en termes de lieux que de domaines d’action. Il fait ressortir que les acteurs ne sont pas nécessairement conscients que leurs actions s’inscrivent dans le cadre de la transition écologique et sociale. Ce concept, en dehors d’un cercle d’initiés, est peu approprié par les acteurs. Inversement, la dimension sociale de la transition est parfois impensée par ceux qui s’en réclament. Enfin, le dossier souligne que la multiplication de ces initiatives permet de recomposer les pratiques humaines dans des domaines variés, telle que la réinvention de la démocratie, l’urbanisme, ou la création artistique. Elle témoigne de l’existence de valeurs communes et de l’aspiration à une nouvelle vision des relations humaines.

Propositions
• Privilégier une action localisée dans les zones où vivent les personnes les plus précaires.
• Élaborer une communication spécifique à la fois sur la forme et sur le fond
• Passer dans un premier temps par des intermédiaires
• Fidéliser par la reconnaissance du travail réalisé
• Construire des partenariats

Le dossier souligne aussi que la question de l’implication des plus marginalisés ne pourra être traitée sur le long terme qu’à travers une lutte plus globale contre les exclusions économiques, mais aussi par une inscription des enjeux sociaux et environnementaux de la transition dans les programmes éducatifs.

Type de rapport: 
Rapport d'étudiants