IRG
lang=fr
lang=en
lang=en

Quand la géographie parle de gouvernance

Le cas de la Guinée Maritime

Lorsque la géographie n’arrive pas à comprendre le fonctionnement d’un espace donné, il est généralement fait appel à la notion de pouvoir, au sens large, pour expliquer toute une série de phénomènes.

La Guinée maritime est un espace très communautarisé dans sa composition et dans sa gestion. Les outils d’analyse économique ne permettent pas d’aborder l’échelle « micro ». La Gouvernance permet d’appréhender cette dimension et surtout d’aborder les rapports entre pouvoirs déconcentré, décentralisé et coutumier.

En Guinée « la déconcentration est très peu effective dans les zones rurales » note PR. Par contre les instances coutumières sont très présentes. Ce qui n’est pas sans poser problème puisque, entre autre, les autorités administratives gardent un poids certain avec le pouvoir de nommer des responsables. L’approche par le CAG permet de déceler les lieux et les objets de conflictualité entre ces modes de gestion de l’espace, mais aussi les hiérarchies sociales en cours.

N.B. PR fait remarquer que dans des sociétés coutumières « à l’iniquité fondamentale, il n’y a pas de laissés-pour-compte. (…) or la seule zone où les politiques publiques ont pénétré, le périurbain, ont connu plus de laissés-pour-compte qu’avant la mise en place de cette politique.»

La principale leçon de cette étude est, selon PR, que les autorités coutumières sont incontournables mais ne sont pas partie intégrante des sphères décisionnaires de la politique publique. D’où l’importance d’un « développement participatif » où les acteurs donnent plus qu’un simple assentiment.

 

contacto menciones legales créditos