Toulouse, France
Débat France24 : « Afrique le défi démocratique »
France24, Paris
Le Mali, une Nation qui cherche encore un Etat
Equateur - L’Assemblée constituante : le contexte, la performance et la stratégie des acteurs
Les acteurs privés dans la gouvernance : firme et territoire en Amérique Latine
Ces différentes fiches ont pour vocation de mettre en lumière chacune un aspect de la gouvernance urbaine tout en abordant différents secteurs des politiques urbaines. En jonglant entre ces différents domaines et donc ces différents « systèmes », il s’agit d’éclairer un fonctionnement plus global, de mettre en avant des acteurs clés comme l’Institut Pereira Passos, des processus comme la mise en place du programme Favela Bairro, des réglementations comme celles qui régissent la protection du Parc Naturel de la Tijuca et enfin des résultats, ceux que constatent au jour le jour les usagers des navettes maritimes qui relient les différents municipalités autour de la baie de la Guanabara. La gouvernance urbaine est donc ici un prétexte à une étude multi-faciale qui doit se lire comme un tableau à double entrée : une approche sectorielle et une autre conceptuelle autour de la gouvernance. La gouvernance est pour moi une notion abstraite, un idéal vers lequel tendre qu’on ne rencontre souvent que partiellement mais qui donne néanmoins des clés d’analyse pour éviter une lecture trop étroite de réalités urbaines souvent complexes où se mêlent acteurs, intérêts (politiques, économiques, sociaux, médiatiques…), et enjeux. Ce concept de gouvernance qui peut, parfois, renvoyer aux exigences des Institutions de Bretton Woods (Fonds Monétaire International et Banque Mondiale) n’évoque pas que de bons souvenirs dans un pays qui a connu les Politiques d’Ajustement Structurel. Mais soyons clair, il ne s’agit pas, dans notre cas, de partir à la chasse de la « bonne gouvernance ». Il s’agit de poser un regard sur une agglomération, sur un système urbain et ses complexités, et poser les questions qui peuvent permettre de faire avancer une réflexion plus globale sur la gestion urbaine. Il s’agit également de démythifier la ville sans l’embellir non plus, simplement écarter les légendes urbaines pour reconnaître les réussites et les leçons à tirer de telle ou telle innovation urbaine. La ville comme un laboratoire d’alchimie où l’on recherche de nouvelles formules possibles pour tendre vers une forme de gouvernance qui doit aujourd’hui être capable de prendre en compte tous les citoyens d’un territoire et leur donner la possibilité d’une vraie participation démocratique. Un défi qui reste à relever.